Les origines de Schirrhoffen

Ancienne carte Schirrhoffen

Schirrhoffen est mentionné pour la première fois en 1294 sous le nom de Schüre puis en 1347 sous le nom de Schürhof.
En 1454 on parlait de Scheuerhof, puis en 1659 une autre dénomination apparut : Schieroft.
Ce n’est qu’en 1790 que l’on retrouve l’écriture sous Schirrhoffen.

En 1347 le village était une propriété féodale qui faisait partie des biens dont jouissaient les Dotzler, les bouffons du palais impérial de Haguenau.
Cette propriété comprenait un château, une ferme, un étang, des jardins, des prés et une petite chapelle dont le patron était Saint Jacques.

Le nom Schirrhoffen a une double racine : Schüre ou Schir et HofSchüre ou Schir, en allemand Scheune, signifie remise, hangar à stocker le foin.
Hof désigne l’ancien château des maîtres du Schirrhof.

Schirrhoffen signifie donc « les granges situées près du château« .

Schirrhoffen de nos jours

Schirrhoffen (Code INSEE : 67450) est un village du canton de Bischwiller, faisant parti de l’arrondissement de Haguenau, se trouvant dans le département du Bas-Rhin, appartenant à la région Alsace.

Il fait parti de la Communauté d’Agglomération de Haguenau.
Le nombre d’habitants officiel sortant du dernier recensement est de 710.

La superficie de la commune est de 63 hectares.
Son altitude varie de 119m à 138m, la mairie se trouve à 132 mètres d’altitude.
La densité de population est de 914 habitant/km².

Elle a une petite activité artisanale qui se situent dans les secteurs suivants : Coiffure, Institut de beauté, Electricité, mécanique automobile, Ingénierie électrique, panneau photovoltaïque.

La communauté juive de Schirrhoffen

Au XIXe siècle, Schirrhoffen abritait l’une des plus importantes communautés juives rurales du Bas-Rhin.
Chose rare et en même temps unique en Alsace, les Juifs étaient largement majoritaires dans le village.
En 1841, 71 % de la population de Schirrhoffen était juive.
Mais suite à l’émigration massive des Juifs en 1871 pour rejoindre la France, seuls 38 juifs vivent encore à Schirrhoffen en 1936.

Les trois quarts d’entre eux disparaissent dans les camps de la mort nazis et seuls deux personnes reviennent vivre à Schirrhoffen après la guerre.

Cette communauté a donc aujourd’hui complètement disparu.

Seuls témoins aujourd’hui de l’existence de cette communauté : l’école et le cimetière.

L’école juive

A la fin du 18ème siècle, une école juive fonctionne à Schirrhoffen.
Elle est dirigée par le rabbin, Samuel Goetschel.
C’est une école privée et les élèves étudient dans la maison du maître parce que les juifs n’ont pas encore le droit d’avoir une école d’Etat.
Le maître leur enseigne principalement l’hébreu.
Pendant la journée les enfants nourrissent les vaches et les chèvres de leurs parents dans les prés, et se rendent le soir chez le maître où ils étudient tard dans la nuit.

En 1844, la communauté israélite construit une école parce que le nombre d’enfants juifs a beaucoup augmenté.
Celle-ci comporte deux salles de classe au rez-de-chaussée et deux résidences au dessus.

Cet établissement sera transformé en école de filles après la première guerre mondiale.

Plus tard, une cour sera ajoutée pour accueillir les enfants de l’école maternelle.

Aujourd’hui, ce bâtiment a été transformé par la commune en maison d’habitation.

Quelques traces du passé sont encore visibles :

  • LE CHATELET – XVIIème siècle Ancienne résidence des seigneurs de Neiedheimer-Wasenbourg.
  • L’ANCIENNE ECOLE JUIVE – 1844
  • LA MAIRIE – 1865
  • LE CIMETIERE JUIF – 1881 : le cimetière israélite reste un témoin de l’histoire de l’une des plus importantes communautés juives rurales du nord de l’Alsace.
Cimetière juif

Personnages célèbres

Alexandre WEILL (1811 – 1899)

  • Abraham Weil, dit Alexandre Weill, né à Schirrhoffen le 10 mai 1811 et mort le 18 avril 1899 à Paris, est un journaliste et écrivain français du XIXe siècle.
  • Écrivain qui s’est fixé à Paris en 1838 et eut pour auditeur assidu, HeineGérard de Nerval et Victor Hugo.

Raphaël LEVY (Maire de Schirrhoffen de 1844 à 1864)

  • Raphaël Levy eut 4 enfants dont Achille, arrière grand-père de Brice Lalonde ancien ministre de l’environnement, ainsi que Léopold, arrière grand-père d’André Maurois écrivain académicien.
Alexandre Weill
Back to top